Le sanctuaire global et local

Atelier présenté par Isabelle et AnneMarie

Notre regard sur le monde du vivant devrait être régénéré par une démarche intérieure. Expérimenter la démarche « sur deux jambes » proposée par Thierry Vissac m’a permis de me rendre compte que le plus important est de prendre conscience de ma propre faille et de son action au quotidien dans le jeu de mon personnage social. Sans cela, les mêmes mécanismes se perpétuent, jusque chez l’écologiste le plus assidu, et notre lien avec le vivant reste imprégné par notre manque d’humilité, notre manque d’amour. Je souhaite une vie harmonieuse, simple et empreinte d’une spiritualité incarnée. Isabelle

Quand je descends dans ma nature profonde, je quitte le monde envahissant et bruyant de mes pensées, l’étreinte parfois oppressante de certaines émotions comme la peur, et je me trouve dans un univers sécurisant, de paix, vaste et pur. Alors je me sens reliée à tout le vivant, pour qui je ressens de la compassion et de l’amour.

Je suis encore dans l’apprentissage et je ne réussis pas toujours, mais c’est de cette vision que j’aimerais désormais nourrir mon quotidien. C’est de cette vision que j’aimerais irriguer mon environnement et ma relation aux autres. AnneMarie

Constat

Nous vivons dans un univers envahi par « le chimique » (produits ménagers, COV, pesticides utilisés pour faire pousser notre nourriture, médicaments de synthèse pour nous soigner…), où la biodiversité est décimée, où les ressources se raréfient, où la faune sauvage est chassée…

Notre personnage social, déconnecté de notre âme, est à l’origine de ce massacre. Dans un même temps, les recherches scientifiques nous font découvrir le langage des arbres, la sensibilité des plantes, la communication des animaux… L’urgence est là et la propagation d’un virus est une illustration majeure de ces déséquilibres écologiques.

Le temps d’après peut et devrait être l’occasion de revoir en profondeur notre rapport au vivant. L’émergence de l’âme demande un environnement sain.

Étape 1 : Comprendre nos mécanismes à l’origine de ce massacre

Présentation de la démarche sur deux jambes (voir atelier du même nom).

S’interroger sur notre rapport au vivant, aux animaux, à la nourriture… Questionner nos besoins, en lien direct avec nos manques. Se poser la question de l’origine du militantisme…

Grâce à la descente des strates, s’ouvrir à l’intelligence de la vie, à notre réconciliation profonde et spirituelle avec la nature et tout ce qui la compose.

Étape 2 : Qu’est-ce qu’un sanctuaire ?

« Il est un lieu encore imaginaire où nous venons nous rassembler avec le sentiment du refuge. Partout où nos yeux peuvent se porter depuis ce centre, il n’y a que des amis bienveillants, un environnement calme et un air pur. Nous ne sommes pas repliés dans ce lieu parce qu’il n’y a plus rien dont nous devons nous protéger. Nous y sommes ouverts. Nous respirons à plein poumons, nos yeux ne voient que des espaces naturels préservés […]. C’est l’écrin idéal du rassemblement des âmes. » Thierry Vissac

Étape 3 : La vision du sanctuaire

Lorsque le personnage social est mis de côté laissant la place à notre vulnérabilité, notre humilité et notre amour, le lien avec le vivant apparaît « naturellement ». L’âme aspire à la simplicité, à des choses saines. Elle se sent reliée à la Terre, à l‘univers. En écoutant ce qu’elle nous dit, nous pouvons entretenir un rapport responsable avec les animaux, les minéraux, les plantes, avec toutes les ressources que nous utilisons pour vivre. La coupe d’un arbre pour se chauffer, la cueillette d’un fruit s’accompagneront d’un sentiment profond de gratitude. L’inspiration, l’intuition, l’ouverture à une nouvelle sensibilité guideront l’émergence de ces nouveaux lieux, de ce nouveau lien au vivant. Il nous devient ainsi essentiel de respecter les rythmes de la nature, son intelligence, et d’entretenir une vision globale. La production de nourriture saine, par exemple, se conçoit à proximité des lieux de vie.

« Sur le plan du sentiment, nous sommes reliés au respect de la vie, de la fragilité, de la responsabilité. Et la percée aujourd’hui, c’est que nous devons maintenant le faire savoir sans honte. » Thierry Vissac

Offrons-nous des lieux de vie sains, beaux, nourriciers et inspirants !